En voyage sur les routes de l'Europe et de l'Asie

Iran #2 : You’re welcome !

Après la visite de Kashan, nous nous dirigeons toujours vers le sud et faisons une courte escale dans un petit village au nom de Abyaneh.

C’est un village typique dont les maisons sont fabriquées en terre crue rouge. Ce qui lui donne un aspect très authentique. Les iraniens l’adorent !

Ispahan : 

Nous rejoignons nos amis français, Les Mollalpagas, qui sont posés dans un quartier du sud de la ville, proche du métro pour pouvoir se déplacer aisément.

Nous nous baladons le long de la rivière Zayandeh où plusieurs ponts relient les berges et les quartiers. Cette dernière est sèche la majeure partie de l’année depuis plus de 10 ans. Il y a une retenue d’eau en amont et pour Nowrouz, ils ouvrent les vannes. En une nuit, le lie de la rivière se remplit. C’est spectaculaire ! Et pour cette occasion, une foule de gens se déplace pour admirer l’événement. 

Place de l’Imam : immense place rectangulaire de 160 m de large sur 512 m de long. Elle est entourée d’un bazar, de deux mosquées et d’un palais. Malgré la foule, il est fort agréable de flâner autour de cette place, admirer les joyaux du peuple perse, prendre du bon temps... 

Pavillon Ali Qâpu (la porte d’Ali) : ec bâtiment de 6 étages accueillait les bureaux administratifs et les audiences officielles des ambassades étrangères. De la grande terrasse aux 18 colonnes de bois, on peut admirer la place vue de haut et notamment la grande mosquée de l’Imam.

Grande mosquée de l’imam : une merveille, couverte de carreaux de faïence bleue turquoise. Plusieurs personnes se sont succédées pour pousser la chansonnette (chants religieux bien sûr, les seuls autorisés) sous l’immense coupole de 52m de haut, offrant une acoustique exceptionnelle. 

 

En dehors de la grande place nous avons pu admirer : 

Le Palais Chehel Sotoun (Ou palais des 40 colonnes) 

Ce palais de plaisance servait à accueillir les ambassadeurs étrangers. Plusieurs grandes fresques ornent la grande salle du palais. En vrai il n’y a pas 40 colonnes, c’est le reflet dans l’eau qui multiplie leur nombre.

Depuis que nous sommes arrivés dans ce beau quartier d’Ispahan, où nous sommes restés 4 jours, tous les voisins sont venus à tour de rôle nous voir pour nous souhaiter la bienvenue, savoir si nous avions besoin de quelque chose... Nos amis les Mollalpagas ayant une crêpière « billig », on décide de faire des crêpes dehors devant les camions. 

Je ne sais pas combien de personne nous avons rencontré mais c’était juste incroyable ! Une succession de personnes, jeunes, moins jeunes, hommes, femmes, sont venus, par curiosité pour certains, mais jamais mal veillant. On leur offre des crêpes, du coup ils reviennent et nous offre des gâteaux, des fruits... on profite de leur générosité pour leur demander une lessive. Évidement il n’y a pas de problème ! Au moment où je donne mon sac de linge, Il me donne en échange un sac rempli de tomates ! ???? ! Nous remarquons que si nous leur offrons quelque chose, ils nous redonnent forcément quelque chose. Des invitations à boire le thé, à déjeuner, à dîner... une journée mémorable ! 

En plus de la magnificence des sites que nous visitons, nous découvrons un peuple des plus accueillants et d’une générosité débordante.

Nous reprenons la route après des « au revoir » qui ont quelque peu durés. Un dernier verre de sirop offert, quelques gourmandises et des selfies et c’est reparti direction Shiraz ! Sur la route, nous nous arrêtons visiter l’ancienne cité de Persepolis. Et c’est toujours Nowrouz... nous mettrons plus d’1 heure à entrer sur le parking du site ! Petite anecdote : lorsque la police nous a aperçu dans les bouchons, ils ont demandé aux autres voitures de se pousser pour nous laisser passer 😉  Incroyables jusqu’au bout ! 

En entrant sur le site le soir, on s’est dit que ce serait plus tranquille... et bien non, des centaines de familles iraniennes ont eu la même idée que nous ! Ils campent partout : sur les trottoirs, au milieu des ronds points... les rois du camping ! 

Persepolis (ou cité des perses) : sous la pluie et entourés de milliers de personnes, nous découvrons un site archéologique unique. 

 Lorsque nous prenons la route dans l’après midi pour Shiraz, nous apprenons par des amis iraniens qu’une terrible tempête s’est abattue sur la ville faisant des inondations meurtrières. Et effectivement, en arrivant sur Shiraz, le centre est fermé par un barrage de policiers. Nous devons rester en haut de la ville où nous voyons les dépanneuses circuler avec les voitures emportées par le torrent... il y a de la boue partout, des voitures détruites, certaines routes sont fermées car remplie d’eau... c’est un triste tableau... 

On se pose sur un parking en sécurité, à attendre de pouvoir entrer dans la ville. On frappe à notre porte plusieurs fois, on nous apporte du pain, du thé… et des sourires ! Non ce n’est pas une légende le peuple iranien est GRAND ! Parmi eux, il y a eu Salmon et Sarah, un couple qui parle anglais. Je le précise car ça a toute son importance. Ils nous invitent à dîner chez eux. Quelques minutes avant notre départ pour aller chez Sarah et Salmon, un homme nous apporte le thé. Il ne parle pas un mot d’anglais mais on comprend vite qu’il veut nous inviter chez lui. On essaie de lui expliquer que nous sommes déjà invités et qu’on est sur le départ. Il ne comprend pas, forcément ! Heureusement, Salmon arrive à notre secours et lui explique qu’on part chez lui. Le voilà rassuré le papi ! Comme si c’était improbable de laisser une famille renfermée dans son camping-car ! Il est d’ailleurs difficile de leur faire comprendre qu’après avoir dîné chez eux nous rentrons dormir dans NOTRE maison. Ils ne s’imaginent pas que nous avons des matelas confortables et que nos dos les préfèrent à un simple tapis persan. 

Salmon et Sarah nous emmènent visiter Shiraz « By night ».

C’est incroyable qu’en 2 jours, ils aient réussi à tout nettoyer aussi rapidement ! Nous verrons juste quelques tas de boue sur les trottoirs. Nous apprendrons plus tard, que d’autres villages du sud ouest de l’Iran ont été également dévastés et que leurs habitants sont relogés dans des centres précaires sans aucune aide internationale... Je ne m’éterniserai pas sur ce sujet : trop sensible car politique.

 

Le lendemain, nous retournons dans la ville. 

C’est toujours Nowrouz ! Vous allez en avoir marre que je vous parle de cette fête, mais c’est très présent ici ! D’ailleurs, c’est chouette d’être en Iran pendant cette période de l’année où les iraniens partent en vacances, sortent de leur quotidien. Comme je le disais un peu plus haut, Ils campent partout ! Des toiles de tentes jalonnent les trottoirs, les parcs municipaux… Ils aménagent même sommairement des camions-bennes pour les vacances ! 

Il y a quand même un côté négatif : nous croisons énormément de monde. Du coup, nous sommes sans arrêt sollicité : d’où tu viens ? Est-ce que tu aimes l’Iran ? Et… Welcome to Iran ! Ça c’est 20 fois par jour, minimum. Après, si leur niveau d’anglais le permet, tu peux entrer un peu plus en profondeur dans la discussion :  Pourquoi t’es là ? Comment vous faites pour l’école pour les enfants ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Et nous n’avons pas des métiers très simple à expliquer. Du coup, Gaëtan est devenu architecte et moi enseignante ! Voilà ! c’est plus simple et on n’y passe pas 5 minutes 😉. Tout ça pour dire qu’en quittant Shiraz on avait envie de se mettre un peu à l’écart du monde. Chose quasi impossible surtout en ayant choisi d’aller vers la mer ! Dès qu’ils nous voient arriver, ils viennent autour du camping-car et c’est parti pour la fameuse série de questions, une visite du camion puis ça finit par le traditionnel selfie. 

Il arrive même, en se baladant dans la rue, qu’ils nous demandent juste un selfie qui se termine par un « Welcome to Iran ! » 

Nous avons déjà pas mal voyagé sur tous les continents et franchement on a jamais vu un peuple comme celui-ci. Je ne sais pas si c’est inné ou si on leur apprend à l’école à être bienveillant avec les touristes mais c’est juste incroyable ! Même si on savait avant de venir en Iran que les iraniens sont très hospitaliers, à ce point là, non, on ne pensait pas. En fait, il faut le vivre pour le croire ! 

 

Nous voilà au bord de la mer et plus précisément dans le golfe persique. Changement radical de climat : on avoisine les 40°C ! Déjà le voile c’est difficile pour moi, mais avec des températures comme celle-ci je ne vous explique même pas ! Jambes et bras recouverts, je subis la chaleur. Nous longeons la côte au travers des zones d’extraction de gaz et de pétrole. Du coup on enchaîne les kilomètres pour aller sur l’île de Qeshm.

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Bailly Mt 27/05/2019 22:05

Beau voyage en Iran.
Nous sommes chez Delphine.
Bisous