En voyage sur les routes de l'Europe et de l'Asie

Pendant que le camping-car navigue tranquillement...

Le camion déposé au port, on part en direction de l’aéroport. Mais notre avion n’étant qu’à 5h du matin, nous faisons une dernière petite nuit dans un hôtel tout près du terminal.

Notre avion est à l’heure nous décollons donc sous la lumière du petit jour. Nous atterrissons 4h30 plus tard avec 1h30 d’avance. Ces petites vacances en Thaïlande commencent bien ! Nous arrivons en terre connue puisque c’est la 4ème et 5ème fois pour nous que l'on pose les pieds à Bangkok. Pour une première journée nous nous contenterons de se balader dans le quartier de notre hôtel et de savourer les premiers plats Thaï.

Nous restons à la capitale 3 jours où nous sommes retournés au temple Pho contempler le grand bouddha allongé de 46 m et le présenter à Mali qui ne l’avait pas encore vu.

Bangkok n’est pas une capitale qui nous fait rêver. Polluée et bruyante, les garçons n’ont vraiment pas apprécié s’y balader. Les multitudes « mauvaises » odeurs resteront gravées dans les souvenirs de Mali 😉. Ici, les différents modes de transport pour se déplacer dans la ville, ne manquent pas ; nous avons pu emprunter sur les 3 jours : bus, métro aérien, métro souterrain, taxi, bateau taxi et le traditionnel tuk-tuk.

Pour patienter gentiment l’arrivée de notre camping-car, on part se poser sur l’île de Ko Chang, tout près du Cambodge. Au programme : piscine, baignade, snorkeling (masque et tubas), piscine, baignade, resto, apéro, balade en moto, piscine, baignade, balade en canoë, snorkeling... des vacances dans un décor de rêve ! On se détend, on se prélasse...

On a vu tout plein de jolis poissons multicolores. Mais le côté tout beau tout rose a ses limites. Hélas, beaucoup d'endroit sont bondés de déchets. Plastiques pour la plupart. 13 ans plus tôt, nous étions au même endroit sans apercevoir ces monticules de détritus sur les plages et dans la mer. Alors on ramasse, on nettoie... Mais comment peut-on en être arrivé là ? Depuis un an que l’on est sur la route, on a été surpris plus d'une fois. Il n’y a pas un coin de la planète épargné ! C’est d’une tristesse... En France, nous menions une vie presque zéro déchets, dans un habitat à faible impact écologique. On se disait que si tout le monde faisait attention à son mode de consommation, ça irait mieux... Mais quand on voit ce qui se passe ailleurs, je vous assure qu’il y a de quoi démoraliser.

Nous sommes restés sur l’île 2 semaines en mode farniente. C’était très chouette mais on est content de repartir et de retrouver notre camion. Et nous préférons largement ce mode de voyage pour plusieurs raisons : plus économique car le budget hôtel est le plus élevé, et plus de liberté on va où on veut quand on veut… Aussi, on fait plus de rencontres car les gens viennent plus facilement autour du camping-car par curiosité.
Pour retrouver le camion nous devons donc passer la frontière Thaïlande-Cambodge. Les douanes cambodgienne n’ont pas bonne réputation, en effet la corruption y est de mise. Nous amis français sont passés une heure avant nous et donc frayés le chemin. Du coup, nous n’avons pas eu besoin de batailler pour ne pas payer de bakchich. Merci les copains !
Arrivés à Sihanoukville, on s’installe à l’hôtel pour une seule nuit parce qu’on doit retrouver le camion le lendemain matin. Et le lendemain, il suffisait d’aller au port, de signer quelques papiers de douanes et de repartir à l’aventure tous les 4 dans notre cher camping-car. Mais dans la réalité ça ne s’est pas du tout passé comme ça.
Gaëtan part seul au port où il retrouve Jérôme et Nicolas. Le navire "Seiyo Explorer" est à quai mais aucun véhicule n’est déchargé. Ils assistent donc au déchargement des camions. Impressionnant d’ailleurs de voir son camion transporté par une grue !

Lors du déchargement d’un camion-benne, plusieurs personnes s’affairent autour du camion et récupèrent des affaires en piochant dans la benne. Jérôme croit reconnaître un livre de son fils. Gaëtan fonce vers le type et regarde le livre : effectivement c’est un livre en français et il est bien à Elias. En se dirigeant vers la benne, les gars se rendent vite compte qu’il y a plein d’affaires à nous dedans. Ils montent sur le navire pour voir les véhicules. Et le constat de désolation est à son comble : les 3 camions sont complètement retournés à l’intérieur. On s'est fait cambrioler sur le navire...

Les camions sont déchargés à quai, les gars signent un papier de douane et ils peuvent enfin quitter le port. Pendant que je fais une nuit supplémentaire avec les garçons à l’hôtel, Gaëtan aura passé la nuit à ranger le camion et constater le manque… Nous avons établi une liste de toutes les affaires qu'ils nous ont volés, elle est très très longue. Nos vêtements, la vaisselle, les ustensiles de cuisine, tous les outils de Gaëtan, les jouets des enfants, la nourriture, notre filtre à eau pour boire de l’eau potable, le canoë et les gilets de sauvetage, les vélos des garçons, le matériel électronique... j’en passe et j'en passe… Si nous devions racheter à neuf tout ce matériel le total atteint 10 000 €. Triste histoire mais on va remonter la pente parce qu'on n'est pas du genre à baisser les bras ! On va continuer le voyage en mode minimaliste.

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Jean Marc 05/11/2019 13:59

nous devons récupérer notre camion à islamabad dans 2 mois des raisons de santé ont retardé notre voyage.

Jean Marc 05/11/2019 13:58

Quel enfer!!!, ce ne sera rien de dire que nous sommes choqués par ce qui vous arrive car ça ne fera pas avancer les choses, de plus difficile de vous aider car nous sommes actuellement très loin de vous.
si vous pensez que je peux vous aider pour quelque chose, dites le, nous sommes en France et la poste fait des miracles à l'international.
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